Chapitre ||| .
J'efface et je recommence et ça depuis 10 minutes. Je ne sais plus aligner mes mots quand je parle de toi, ou plutôt quand je pense à toi. Parler de toi m'est quasiment impossible, exprimer ce que je ressens c'est trop difficile et j'espère que de là où tu es tu me comprends, je ne veux en aucun cas te blesser. On parle de toi souvent avec Maman tu sais, on passe te voir dès que l'on peut, on ne t'oublie pas, sache le. A chaque fois que l'on vient te voir, on évoque un souvenir, du moins c'est Maman qui parle, moi je n'ose pas, je te regarde seulement, et puis je nous revois. Les enfants sur le "divan" et toi sur ta chaise magistrale, et tu nous disais tes phrases habituelles du genre "vous pouvez pas fermer vos gueules un peu, nous les adultes on essaie de s'entendre, c'est possible?", et là on s'arrêtait, plus personne ne bougeait. T'avais un don, et tout le monde t'enviait. Et voilà, la boule au ventre est arrivée, et les larmes ne vont pas tarder à couler. Tu nous manques tu sais. Tes sourires, tes imitations, et tes quiproquos nous manquent tellement. Ce soir je porte le fameux t-shirt de la soirée finale la Coupe du Monde, tu te souviens n'est-ce pas ? Oui, ce t-shirt où tu m'a signé ton nom en disant "je signe, et tu verras la France gagnera" et tu as eu tord, pour la première fois tu as eu tords, les italiens ont gagné, et là tu avais fais ta tête de chien battu, et moi j'ai ris, comme une folle, comme toujours j'étais contente de moi et je ne pensais pas aux prochaines années. Le futur ne me préoccupait pas du tout. Et aujourd'hui, je regrette le passé. Au moment de ce coup de fil, on ne pensait pas du tout à toi, tout le monde était abasourdi, et j'ai essayé par tous les moyens de bloquer mes larmes. Marie a pris la nouvelle comme une blague elle croyait que je mentais, tu te rends comptes à quel point tu nous as touché. Des larmes pour toi j'en ai beaucoup versé en secret, et j'en verse encore aujourd'hui, et je pense que j'en verserai toujours. Tu m'es tellement important. Quand on va chez toi, j'ai toujours l'impression que tu es là, à nous attendre devant la télé, et quand on va arriver tu vas nous serrer dans tes bras, et puis non, c'est la déception, tu n'es plus là le salon est vide. Officiellement tu ne faisais pas parti de la famille, mais dans MON c½ur, et celui de tous, tu y étais plus qu'imprégné bien plus que certain de la famille, et ça on te l'a déjà dis plein de fois. Tes histoires, et le 22 juin 1992 était ta date préférée tu me le répétais tout le temps, et je me souviendrai toujours pourquoi .. Mouss <3